Pour profiter de Songkran en Thaïlande, je prépare surtout mes déplacements et la protection de mes affaires. Les batailles d’eau sont faciles à rejoindre, mais elles peuvent compliquer une arrivée à l’hôtel, une visite ou un départ en train.
Voici comment je m’organise pour garder du temps pour les visites, maîtriser mes dépenses et participer à la fête sans prendre de risques inutiles.
Quand a lieu Songkran en Thaïlande ?
Songkran marque le Nouvel An traditionnel thaïlandais. Les principales journées se situent généralement du 13 au 15 avril, mais certaines villes organisent des festivités sur une période plus longue. Je vérifie donc le programme local avant de bloquer mes étapes.
Je consulte les annonces de l’office du tourisme sur Tourism Authority of Thailand, puis les informations de la ville concernée. Une vidéo tournée l’année précédente ne suffit pas pour connaître les rues fermées ou les dates des grandes animations.
Beaucoup de Thaïlandais profitent de cette période pour retrouver leur famille. Les déplacements augmentent autour des jours de fête, et certains petits commerces ferment temporairement. Je garde une marge dans mon programme au lieu de prévoir plusieurs correspondances serrées.
Choisir une ville selon ses envies
Bangkok pour combiner visites et fête
Bangkok permet de garder un programme assez varié. Je peux visiter un musée ou un quartier le matin, puis rejoindre une zone animée plus tard. Les grandes batailles d’eau se concentrent notamment dans certains secteurs connus comme Silom et Khao San, selon le programme de l’année.
Je choisis plutôt un hébergement proche d’un transport ferré, sans dormir directement dans une rue de fête. Cela facilite les retours, même si les derniers mètres peuvent rester bien arrosés. Les accès aux stations et la circulation piétonne peuvent aussi être modifiés pendant les rassemblements.
Chiang Mai pour une ambiance très présente en ville
Chiang Mai attire beaucoup de visiteurs pendant Songkran, notamment autour de la vieille ville et de ses douves. Je la conseille si vous acceptez de vous faire mouiller souvent et de marcher dans une ville très animée. Je protège particulièrement mes yeux et ma bouche des projections, car l’eau utilisée n’est pas forcément propre.
Pour un séjour tranquille, je cherche une chambre à l’écart des principaux rassemblements. Je demande aussi à l’hébergement si l’accès reste pratique avec une valise. Une petite distance sur la carte peut devenir pénible au milieu des bouchons et des jets d’eau.
Les stations balnéaires demandent une vérification des dates
À Phuket, Pattaya ou ailleurs sur la côte, l’ambiance varie beaucoup d’un quartier à l’autre. Certaines célébrations locales se prolongent après les dates principales, notamment à Pattaya avec Wan Lai. Je vérifie cela avant de programmer une journée où je dois absolument rester au sec.
Pour davantage de calme, je privilégie un hébergement éloigné des rues de bars et des grands axes festifs. Je demande un avis récent à l’hôtel plutôt que de me fier uniquement aux photos de la plage.
Réserver les trajets avant de prévoir les activités
Je m’occupe d’abord des longues distances. Les trains, les cars et certains vols peuvent être très demandés autour de Songkran. J’évite de compter sur un billet acheté au dernier moment si je dois rejoindre une île ou prendre un vol international.
Je préfère passer la dernière nuit près de mon aéroport de départ lorsqu’un long trajet terrestre est nécessaire. Cela coûte parfois une nuit supplémentaire, mais réduit le risque de rater un avion à cause d’un car retardé. Je garde aussi mes billets et l’adresse de l’hôtel accessibles hors ligne.
Pour économiser, je compare plusieurs dates autour des journées les plus demandées. Un départ décalé peut être plus intéressant qu’un transport moins cher avec plusieurs changements. Je vérifie le prix final, les bagages compris et le point d’arrivée avant de payer.
Bien choisir son hôtel pendant les festivités
Je lis les avis qui parlent du bruit, de l’accès et de la climatisation. Avril est généralement très chaud, et une chambre mal ventilée peut rendre les nuits difficiles. Une piscine reste facultative, alors qu’une chambre où je dors correctement compte vraiment.
Avant de réserver, j’envoie quelques questions simples à l’hébergement :
- La rue accueille-t-elle des batailles d’eau ou une scène musicale ?
- Un taxi peut-il arriver devant l’entrée pendant les festivités ?
- Peut-on déposer ses bagages avant l’heure d’arrivée ?
- Les restaurants et les services habituels restent-ils ouverts ?
En petit budget, je préfère une chambre simple bien placée à une adresse moins chère qui impose plusieurs trajets quotidiens. Je regarde aussi les conditions d’annulation. Les disponibilités et les tarifs peuvent changer rapidement pendant cette période.
Protéger son téléphone, ses papiers et son argent
Je pars avec le minimum dans les poches. Mon passeport reste dans un endroit sécurisé à l’hébergement quand je n’en ai pas besoin, et je conserve une copie accessible hors ligne. Pour un trajet ou une démarche nécessitant l’original, je le place dans une protection étanche séparée.
Je teste toujours ma pochette de téléphone avec un morceau de papier avant d’y mettre l’appareil. Une fermeture mal enclenchée suffit à laisser entrer l’eau. Je ne considère pas non plus la résistance à l’eau d’un téléphone comme une garantie contre des projections répétées.
Voici quelques petits achats possibles, avec des prix indicatifs calculés sur une base arrondie de 40 bahts pour 1 euro :
- Une pochette étanche basique : environ 50 à 200 bahts, soit 1,25 à 5 €.
- Un petit pistolet à eau : environ 100 à 300 bahts, soit 2,50 à 7,50 €.
- Une bouteille d’eau en supérette : environ 10 à 20 bahts, soit 0,25 à 0,50 €.
Ces montants varient selon le lieu et la qualité. Je peux très bien participer sans acheter de gros équipement. Je sépare aussi mes billets en petites sommes pour éviter de sortir tout mon argent au milieu de la foule.
S’habiller pour marcher, sécher et rester à l’aise
Je porte des vêtements légers qui sèchent vite, avec des chaussures qui tiennent aux pieds et accrochent correctement. Les tongs deviennent glissantes sur certains sols mouillés. Je laisse les objets fragiles et les accessoires coûteux à la chambre.
Je prévois une tenue sèche si je dois ensuite entrer dans un lieu climatisé ou prendre un transport. Pour visiter un temple, je garde une tenue couvrant les épaules et les genoux. Une tenue de bataille d’eau ne convient pas automatiquement à tous les lieux.
Participer sans mettre les autres en difficulté
Je vise le corps plutôt que le visage et je ne tire pas à bout portant. Je laisse tranquilles les personnes qui refusent clairement, les employés en plein travail et ceux qui transportent un bébé ou du matériel. Je n’arrose jamais un conducteur de deux-roues.
Je reste à pied dans les zones de fête. Le mélange chaussée mouillée, circulation et projections rend les déplacements à scooter particulièrement risqués. Si je dois traverser la ville, je privilégie les transports disponibles loin des rassemblements et je prévois du temps.
Je limite l’alcool, je bois régulièrement de l’eau et je fais des pauses à l’ombre. Si de l’eau sale entre dans mes yeux, je les rince avec de l’eau propre. Une douleur persistante ou une baisse de vision mérite une consultation rapide.
Découvrir aussi les traditions du Nouvel An
Songkran comprend des visites aux temples, des gestes de respect envers les aînés et des moments en famille. Selon les lieux, on verse doucement de l’eau sur des représentations du Bouddha ou sur les mains des personnes âgées. Je regarde comment les habitants participent avant de faire pareil.
Je garde mon pistolet à eau rangé dans ces espaces et je demande avant de photographier quelqu’un de près. Une cérémonie n’est pas une attraction où tout est permis. Je vérifie également les conditions de visite, car certaines activités habituelles peuvent être adaptées.
Mon conseil pour une première fois
Je réserve une seule demi-journée aux grandes batailles d’eau pour commencer, puis j’ajuste selon mon envie et la fatigue. Je garde le reste du séjour assez souple, avec des visites proches et des pauses au frais.
Je vous conseille surtout de ne pas programmer votre arrivée avec tous vos bagages au cœur d’une zone de fête. Posez vos affaires, prenez le strict nécessaire et partez à pied. Vous profiterez bien mieux de l’ambiance en sachant que votre passeport et vos vêtements secs vous attendent à l’abri.



